Le Plan Climat présenté par Nicolas Hulot, jeudi 6 juillet, affiche une volonté politique indiscutable. La hausse du prix du carbone de 40% ou encore l’objectif de diviser par deux les déchets en décharge d’ici 2025 en témoignent. Mais, pour l’association Halte à l’obsolescence programmée (HOP), ce plan ne permettra pas de parvenir à la neutralité carbone d’ici 2050.

Pour remplir ces objectifs, HOP propose à Nicolas Hulot d’intégrer un levier complètement ignoré par ce plan Climat : la lutte contre l’obsolescence programmée. Celle-ci peut constituer une réponse majeure au défi climatique.

La lutte contre l’obsolescence programmée peut permettre de réduire ce qui équivaut à la moitié des émissions de gaz à effet de serre (GES) en France, en s’attaquant aux émissions liées à la production et la consommation des produits « conçus pour ne pas durer ». Sont concernés notamment les secteurs des transports, de l’industrie et de la production d’énergie. Ces émissions sont en effet largement dopées par la production et le transport de biens « prêts à jeter », occasionnant des dépenses énergétiques inutiles, sans évoquer le problème de la gestion des déchets.

Pour Laetitia Vasseur, déléguée générale de l’association, « il est indispensable de rendre effectif le Plan Climat en rééquilibrant la feuille de route présentée par le ministre, notamment par une véritable remise en question du modèle économique dominant« .

La parution de l’ouvrage « Du jetable du durable, en finir avec l’obsolescence programmée », co-écrit par Laetitia Vasseur et Samuel Sauvage, ainsi que le plan d’action publique élaborée par l’association fournit d’ores et déjà au Gouvernement de nombreuses propositions pour s’attaquer au problème… et donc mieux répondre aux objectifs de l’accord de Paris.