Parmi les thématiques-phares portées par l’association HOP figure l’encadrement de la publicité, à côté duquel vient de passer la loi anti-gaspillage. Focus sur cet encadrement pourtant indispensable, sans lequel les dispositifs les plus performants de lutte contre le gaspillage ne peuvent avoir que peu d’impact.

Que propose HOP ?

Dans son livre blanc paru en février 2019, HOP rassemble 50 propositions de politiques publiques pour des produits plus durables et réparables, dont une partie consacrée à la publicité. On y trouve notamment l’interdiction des publicités incitant à la mise au rebut des produits, la création d’une éco-taxe sur la publicité pour financer des campagnes de promotion de la consommation responsable ou encore l’introduction de messages de sensibilisation à la durabilité sur les publicités pour des biens neufs du type “surconsommer dégrade l’environnement”.

Que prévoit la loi anti-gaspillage ?

Le projet de loi anti-gaspillage présenté en juillet dernier ne contenait aucune mesure sur la publicité, en contradiction absolue avec l’ambition affichée de favoriser un changement culturel dans notre manière de consommer.

Les parlementaires ont voté pour l’interdiction des publicités incitant à détruire des produits en état de marche, et pour lutter contre les publicités trompeuses du Black Friday (il sera interdit de donner l’impression de réductions de prix comparables à celles des soldes). Pourtant l’interdiction des publicités poussant à la surconsommation reste timide : il sera toujours possible d’encourager à détruire des produits en panne, à condition d’inciter au recyclage.

Les députés ont montré leur intérêt en déposant plus de 20 amendements sur ce sujet, par exemple pour interdire la publicité sur les vols intérieurs ou les objets les plus polluants. Ceux-ci ont pourtant reçu des avis défavorables de la rapporteure et du Gouvernement, au motif que la Convention Citoyenne pour le Climat, composée de 150 citoyens tirés au sort, se saisira ultérieurement de la question.

La réaction de HOP

HOP déplore l’absence de mesures significatives pour encadrer la publicité, qui joue pourtant un rôle prépondérant dans l’obsolescence programmée. Elle restera néanmoins vigilante à ce sujet et continuera son plaidoyer auprès du Gouvernement pour que ces questions soient traitées dans les mois à venir et éviter que la publicité incite à la surconsommation.