Fin de la 2G-3G : Tribune de HOP dans Le Monde
Alors que l’arrêt de la 2G commence le 31 mars, le Monde publie une tribune co-signée par Antoine Pesesse, Président de HOP. L’association y dénonce les impacts sociaux, économiques et environnementaux de cette décision privée, ainsi que le manque d’encadrement par la puissance publique.

La fin des réseaux de 2G en 2026 et celle de la 3G pour 2028 impactera jusqu’à 12 millions d’équipements. Au-delà des 2,4 millions de téléphones concernés, c’est près de 10 millions d’objets connectés qui seront touchés : ascenseurs, dispositifs d’appels d’urgences dans les véhicules, alarmes, bracelets anti-chutes, réseaux d’eau et d’assainissement, éclairage public, etc.

Antenne relais de téléphonie seule sur fond bleu.
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Cet arrêt est issu d’une décision unilatérale des opérateurs de télécommunication : Bouygues, SFR, Orange et Free. Pourtant, ce sont les usagers, les entreprises, les associations et les collectivités qui devront en assumer le coût.

1,36 milliard d’euros

c’est le coût minimum que représente l’adaptation ou le renouvellement des équipements dépendants de la 2G et de la 3G.

22 000 tours de la terre

en voiture thermique, c’est ce que représentent les émissions de CO2 induites par le renouvellement prématuré des 2,4 millions de téléphones concernés.

L’État se désengage largement, considérant que cette décision privée ne peut pas être encadrée.

Pour dénoncer cette situation, Antoine Pesesse, Président de HOP, co-signe une tribune dans Le Monde ce 31 mars 2026, aux côtés de Marion Graeffly, Directrice générale et co-fondatrice de TeleCoop. 15 autres acteurs joignent leur voix à cette tribune : associations, entreprises, etc.

Les signataires « [Déplorent] l’absence de garde-fous et [craignent] que la situation actuelle se répète d’ici quelques années. » Ils exigent « un encadrement des réseaux par l’État, afin de limiter les impacts économiques, sociaux et environnementaux de ce type de décisions. La puissance publique, qui attribue le droit d’exploitation des réseaux aux opérateurs privés, a le pouvoir d’effectuer cette régulation, au nom de l’intérêt général et de la sécurité des personnes. »

HOP appelle les pouvoirs publics à agir.

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