L’été que nous venons de vivre fut traumatisant pour les Français·es. Le pouvoir d’achat est en berne. La souveraineté économique de la France est menacée. L’opinion publique est à la recherche de solutions pour que ces préoccupations soienr prises en compte. La durée de vie des objets et la consommation durable sont au centre des problématiques.
Le dernier livre blanc publié en 2019 de HOP a conduit à des évolutions majeures de la lois comme l’adoption des indices de reparabilité et de durabilité ou encore les bonus réparation.
Le nouveau livre blanc de l’association vise l’impact et le passage à l’échelle des solutions de consommation et production durable dans le cadre d’une réelle économie circulaire, prenant en compte les enjeux technologiques, numériques et marketing.
Ce livre blanc en vue de la presidentielle de 2027 s’articule autour de 4 piliers directeurs :
- Massifier l’écoconception pour allonger la durée de vie des produits
- Structurer des pratiques et une filière économique de la durabilité
- Dynamiser la demande de produits durables
- Passer à l’échelle : gouvernance et coopération entre acteurs de l’économie circulaire.
des appareils électriques et électroniques hors garantie sont réparés.
des produits jetés en décharge pourraient être réemployés immédiatement ou après une réparation légère.

de l’empreinte environnementale de nos produits numériques est générée au moment de leur production.
Comment en sommes-nous arrivés là ? Que pouvons-nous mettre en place pour mettre fin à ce non-sens et à ce gaspillage insoutenable ?
Pour Laëtitia Vasseur, Déléguée générale et co-fondatrice de HOP : “l’élection présidentielle représente un momentum politique à ne pas manquer pour faire passer à l’échelle l’économie circulaire et massifier les solutions de consommation durable. C’est seulement ainsi que nous dépasserons l’obsolescence programmée.”
Un appel fort auprès des décideurs et des décideuses publiques
Pourquoi sollicitons-nous les décideur·ses politiques pour des questions de lave-linges, d’enceintes, de vélos électriques ou d’automobiles défectueux, en panne ou irréparables ?
Parce que le temps nous manque pour limiter et s’adapter aux conséquences, déjà visibles, du réchauffement climatique, de la pollution, de la raréfaction des matières premières, de l’accumulation des déchets et des inégalités sociales qui se creusent. Pour tout cela, l’enjeu de la durabilité des produits est fondamentalement politique, écologique, social et économique.
La durabilité : un enjeu qui fédère et réconcilie environnement, pouvoir d’achat et souveraineté économique.
Il devient également évident que les intérêts économiques de la France et de l’Europe sont menacés par notre dépendance aux importations de produits manufacturés, de pièces détachées, de services logiciels, de matériaux critiques.
Nos produits doivent être conçus pour durer et être réparables.
La France a su être pionnière, et continue d’être avant-gardiste, grâce à une législation innovante, avec notamment la reconnaissance du délit d’obsolescence programmée. L’élan politique en faveur de l’économie circulaire s’est pourtant essoufflé ces dernières années. À la croisée des chemins, lutter contre l’obsolescence programmée et favoriser l’économie de la durabilité, c’est donner de l’espoir pour l’environnement, la justice sociale, la souveraineté et les emplois locaux porteurs de sens.
Parmis les 40 mesures, nous proposons ces 5 mesures en priorité
- Afficher le “prix total” des biens : visibiliser le coût total de possession
- Des indices de durabilité sur 20 nouveaux produits comme les imprimantes, les jouets et les véhicules électriques
- Développer un Passeport Numérique des Produits ambitieux
- Garantir une mise à disposition logicielle minimale pour les outils numériques
- Créer le délit d’obsolescence marketing.