Vous êtes 73 % de Français et de Françaises à déclarer agir en faveur d’une consommation durable. Vous êtes aussi jusqu’à 90 % à être sensibilisé·es à la consommation responsable. Or, il est parfois dur d’appliquer ces convictions près de chez soi.
ont une bonne image de la réparation.
des produits abîmés ou en panne sont réparés.
Cela révéle un écart important entre l’intention et la réalité.
Entre la volonté et la possibilité de passer à l’action. Le maillage territorial est primordial pour y arriver.
Dans son action, Halte à l’obsolescence programmée interpelle les élu·es et les pouvoirs publics pour changer les lois et les pratiques. Ces changements doivent se faire aux niveaux national et européen, mais aussi à l’échelle locale. Plus que jamais, les municipalités et les intercommunalités sont des échelons indispensables pour faciliter une consommation choisie et durable.
C’est pour cela que pour les municipales qui auront lieu les 15 et 22 mars prochain, HOP publie un manifeste pour un service public local de la réparation. Elle encourage les candidat·es et les futur·es élu·es à s’emparer de ses propositions.
Votez pour faire entendre votre voix lors des municipales en matière de réparation
HOP vous propose aujourd’hui de voter parmi cinq propositions phares de ce manifeste. Votre vote nous permettra de pousser celles qui auront obtenu le plus de suffrages devant les équipes élu·es.
Pour avoir le plus de poids possible, votre mobilisation est primordiale.
Montrons qu’un monde durable au niveau local est possible partout en France.
Les propositions pour développer un service public de la réparation
- Soutenir l’implantation et la pérennisation des activités de réparation locales ;
- Développer des pratiques de collecte et de tri qui préservent le potentiel de réparation et de reconditionnement des biens ;
- Inciter/accompagner les réparateurs et les réparatrices locaux à se labelliser pour pouvoir faire profiter du bonus réparation aux administré·es ;
- Participer au développement d’associations permettant aux citoyens et aux citoyennes de réparer à moindre coût, voire gratuitement, et aux actions de sensibilisation permettant de développer l’auto-réparation ;
- Rendre visibles les réparateurs et les réparatrices, initiatives citoyennes et acteurs et actrices de l’économie sociale et solidaire présent·es sur le territoire.
Pourquoi proposer ce service public de la réparation ?
Depuis les années 2010, les collectivités se sont dotées de nombreux outils structurants, comme les plans de prévention des déchets, les politiques climat-énergie ou les stratégies d’économie circulaire. Elles font déjà beaucoup, malgré les contraintes budgétaires. Pourtant, un levier essentiel demeure largement sous-exploré : la durabilité et la réparation des produits.
Or, la réparation constitue un enjeu central :
- écologique, une part importante de l’impact environnemental d’un produit est lié à sa fabrication, qui représente par exemple environ 80 % de l’impact carbone d’un équipement numérique, rendant l’allongement de leur durée de vie déterminant ;
- économique, avec un fort potentiel de création et de maintien d’emplois locaux non délocalisables ;
- politique et social, car une large majorité de citoyens et citoyennes considère le remplacement prématuré des produits comme un gaspillage. Selon l’Ademe, allonger la durée de vie de nos équipements électriques et électroniques pendant 3 ans supplémentaires permettrait d’économiser plus de 1700 € par foyer.