Le maillage territorial des offres de réparation est primordial pour arriver à répondre à la demande des citoyens et des citoyennes. Cette volonté de faire durer leurs objets plus longtemps est plébiscité par une large majorité d’entre eux et elles.
des Français et de Françaises se disent sensibilisé·es à la consommation responsable.
Or, il est parfois dur d’appliquer ces convictions près de chez soi. Si 8 Français·es sur 10 ont une bonne image de la réparation, seul un tiers des produits abîmés ou en panne sont réparés.
Cela révèle un écart important entre l’intention et la réalité. Entre la volonté et la possibilité de passer à l’action.
Pour lancer un grand mouvement, l’association HOP – Halte à l’obsolescence programmée propose aux candidat·es et aux futur·es élu·es de signer un manifeste et de s’engager pour un service public local de la réparation.
Pourquoi les collectivités doivent s’impliquer pour des territoires engagés dans l’économie circulaire ?
Depuis les années 2010, les collectivités se sont dotées de nombreux outils structurants, comme les plans de prévention des déchets, politiques climat-énergie, stratégies d’économie circulaire. Elles font déjà beaucoup, malgré les contraintes budgétaires. Pourtant, un levier essentiel demeure largement sous-exploré : la durabilité et la réparation des produits.
Or, la réparation constitue un enjeu central :
- écologique : une part importante de l’impact environnemental d’un produit est lié à sa fabrication, qui représente par exemple environ 80 % de l’impact carbone d’un équipement numérique, rendant l’allongement de leur durée de vie déterminant ;
- économique : avec un fort potentiel de création et de maintien d’emplois locaux non délocalisables ;
- politique et social : une large majorité de citoyens et citoyennes considère le remplacement prématuré des produits comme un gaspillage. Selon l’Ademe, allonger de la durée de vie de nos équipements électriques et électroniques pendant 3 ans supplémentaires permet d’économiser plus de 1700 € par foyer.
Candidat·es, élu·es, signez ce manifeste pour des territoires engagés dans l’économie circulaire.